C’était la semaine des prix Nobel et pour la littérature, c’est la canadienne Anne Carson qui a remporté le prestigieux prix pour son oeuvre qui se situe selon elle « à l’intersection entre l’obsession du philologue pour les mots et le désir du poète pour un sens nouveau« .
L’Académie suédoise indique avoir récompensé Anne Carson « pour son œuvre audacieuse et inventive qui, dans un dialogue ludique avec la tradition classique, a créé de nouvelles formes pour la littérature contemporaine »
En France, le 6 novembre prochain sera publié Éros le doux-amer, traduit par Vanasay Khamphommala. En reprenant les propos de la librairie Gallimard, dans cet essai, Anne Carson explore une notion au puissant signifiant culturel : l’éros. Elle invite à une traversée de la littérature de la Grèce antique, de la poétesse Sappho qui inventa le mot « doux -amer » pour décrire le désir, au premier poète lyrique Archiloque, en proposant aussi une relecture des philosophes Aristote et Platon (notamment du Phèdre et du Banquet), en passant par Aristophane ou encore les tragiques grecs.

